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 Cacheroute

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shtreimel
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MessageSujet: Cacheroute   Sam 18 Aoû 2007, 21:37

Cacheroute


La cacheroute (כַּשְרוּת) est l'ensemble des lois du judaïsme s'appliquant aux aliments.

L'adjectif cacher (כשר) désigne les aliments en conformité avec la cacheroute. Ce mot signifie « apte à » ou « conforme ». Il sgnifie également qu'on ne peut mélanger la mort et la vie, comme par exemple, pour les juifs, la viande représente la mort et le sang représente la vie. Pour puvoir consommer de cette viande, ils doivent donc la vider complètement de son sang. Il est employé dans le cadre des lois alimentaires mais également pour définir la conformité des objets du culte à la Loi juive. Il a pour origine le mot hébreu formé par les trois consonnes כ (k), ש (ch), et ר (r), prononcé différemment par les juifs originaires d'Europe centrale (Ashkénaze) ou du Bassin méditerranéen (Séfarade) d'où les translittérations les plus courantes “kosher” ou “kasher” dans les pays anglo-saxons et « cacher » ou « cachère » dans les pays francophones.

Sommaire

1 Les règles alimentaires dans la Torah
1.1 Les animaux purs et impurs
1.2 L'interdiction du sang
1.3 L'interdiction du mélange du lait et de la viande
2 Conséquences pratiques
2.1 Produits manufacturés
3 Justification de la cacheroute
4 Qui maintient la Cacheroute ?
5 Cacheroute et autres religions
5.1 Le christianisme
5.2 L'islam
6 Voir aussi



Les règles alimentaires dans la Torah

Le texte biblique ne donne aucune justification au décret de la cacheroute. Ses règles se fondent sur différents passages de la Torah qui ont fait l'objet de nombreux commentaires et interprétations au cours des âges. Elles font partie de la Bible orale qui est transcrite dans la Michna à la période babylonienne. Quelques divergences sont apparues dans les diverses communautés de la Diaspora juive.

Le monde occidental, le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord où vivaient les juifs ont influé sur l'établissement des traditions et ont donné lieu aux applications qui suivent.


Les animaux purs et impurs

La première règle, sur le classement des animaux en « purs » et « impurs » est décrite en détail dans la Bible en Lévitique 11 et Deutéronome 14.

La Bible divise les animaux en trois classes : ceux qui vivent sur terre, ceux qui volent et ceux qui vivent dans l'eau.

Pour les animaux vivants sur terre, les mammifères ruminants ayant les sabots fendus sont purs.

Pour les animaux qui volent, la Bible donne une liste d'oiseaux interdits, tous des rapaces. La tradition considère que les animaux couramment consommés dans le pays considéré sont purs. À noter qu'un des exégètes les plus célèbres de la Bible, Rashi, vivait à Troyes (1040-1105) et qu'il donne dans ses commentaires une liste d'oiseaux « cachers » avec leur nom en français écrit avec l'alphabet hébreu.

Pour les animaux vivants dans l'eau, sont purs ceux qui ont des écailles et des nageoires.

Certains insectes dotés d'ailes sont en principe « cacher » mais comme il existe un doute sur la traduction de la liste et que l'habitude de les consommer s'est perdue ils ont rejoint aujourd'hui la liste des animaux impurs. On peut supposer que la consommation de sauterelles, qui perdure dans les populations du sud du Bassin méditerranéen, était autorisée.

Les animaux terrestres potentiellement purs parmi ceux trouvés couramment à l'étal des bouchers sont : le bœuf, le veau, le mouton, l'agneau et plus rarement la chèvre. Les animaux impurs sont le porc, le lapin et le cheval.

Les volailles de basse-cour sont toutes potentiellement pures : poulet, canard, oie, dinde, pintade etc. Certains animaux « nouveaux » font l'objet d'interprétations divergentes ; c'est le cas de l'autruche.

Parmi les poissons couramment présents sur l'étal du poissonnier, sont purs le saumon, la morue, le hareng, la sardine, le merlan, la dorade, le bar, la sole, le thon, la carpe, etc. ; sont impurs la lotte, la raie, l'anguille ainsi que tous les fruits de mer (crevette, langouste, homard, huître, moules, etc.).

Le porc est souvent considéré comme l'animal impur par excellence.

Il est cité dans la Bible hébraïque (ou Torah) : cf. Deutéronome, Chapitre XIV, 8 « ni le porc, parce qu'il a l'ongle fendu, mais ne rumine point : il sera impur pour vous ».

Dans leur livre La Bible dévoilée (éditions Bayard 2002), Finkelstein et Silberman parlent des recherches archéologiques dans les villages des XI et XII siècles av. J.-C., dans les hautes-terres de l'est de l'actuelle Cisjordanie. On y a retrouvé des villages que les auteurs pensent être les premiers établissements israélites de la Terre Sainte. De nombreux ossements d'animaux ont été retrouvés dans ces villages, à une exception notable : ceux de porc, totalement absents. L'interdit alimentaire du porc serait donc très ancien.


L'interdiction du sang

La deuxième règle, sur l'interdiction du sang, apparaît déjà dans les lois noahides de la Génèse 9-4 : « Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture: je vous donne tout cela comme l'herbe verte. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang. ». Elle est évoquée en Deutéronome 12-16 : « Seulement, vous ne mangerez pas le sang: tu le répandras sur la terre comme de l'eau ».

Cette règle ne s'applique qu'aux animaux vivant sur terre et à ceux qui volent.

L'abattage rituel, la Chéhita, consiste à couper la gorge de l'animal d'un seul coup de couteau et à le laisser se vider de son sang. La viande est ensuite soit :

salée puis trempée pour la vider complètement de son sang ;
grillée sur feu nu.
Pourquoi vider l'animal de son sang ? Parce que le sang symbolise l'âme. Il ne faut donc pas « consommer » l'âme de l'animal avec sa chair, c'est interdit. On peut juste consommer sa chair.

À l'époque antique, l'abattage était centralisé dans le Temple, par les prêtres (Cohanim).

L'obligation de ne pas consommer le sang interdit de facto la chasse puisque l'animal n'est pas abattu rituellement. Cependant si ce dernier a été capturé vivant, sain et sauf (non blessé) dans un piège par exemple, il pourra être abattu et consommé.


L'interdiction du mélange du lait et de la viande

La troisième règle, interdisant l'association du lait et de la viande, est très brièvement évoquée dans la Bible en Exode 23:19 : « Tu ne feras point cuire un chevreau dans le lait de sa mère ». La Bible interdit de cuisiner le chevreau dans le lait de sa mère. À partir de cette interdiction, la tradition a bâti un corpus de règles interdisant de cuisiner ou de consommer des produits carnés (viande et dérivés) avec des produits lactés (lait et dérivés). Ces règles peuvent être interprétées comme l'interdiction de mêler le lait symbole de la vie à la viande symbole de la mort. Ainsi, les Juifs doivent attendre plusieurs heures pour consommer du lait après avoir mangé de la viande (six heures pour les séfarades et la majorité des ashkénazes, mais certains ashkénazes attendent une, trois ou quatre heures) et environ une demi-heure s'ils ont consommé du lait et qu'ils désirent ensuite manger de la viande, afin de ne pas mélanger les deux produits dans l'estomac.

La classification en deux catégories, carnée et lactée, s'applique au produit de base mais aussi à tous les dérivés. C'est ainsi qu'une pomme de terre qui est frite dans une huile animale devient « carnée ».

Les communautés orthodoxes considèrent que la gélatine d'origine animale rend un produit qui en contient « carné ». Elles n'acceptent pas non plus les fromages dont l'élaboration inclut la présure extraite de l'estomac des ruminants. Des interprétations plus « modernistes » considèrent que ces produits sont des substances chimiques ayant perdu leur caractère carné et peuvent donc être librement utilisés.

Les juifs pratiquants classent les produits Cacher en trois catégories, carnés, lactés et neutres (œufs, poissons, légumes, etc.). Ils utilisent deux batteries de cuisine et deux vaisselles distinctes pour ne pas effectuer de mélanges interdits.

La consommation au cours d'un même repas, dans l'ordre suivant : produits carnés et dérivés puis produits lactés et dérivés est interdite. La consommation au cours d'un même repas, dans l'ordre suivant produits lactés et dérivés puis produits carnés et dérivés est autorisée sous certaines conditions.

Entre deux repas, dans l'ordre suivant : le premier avec consommation de produits carnés et dérivés et le deuxième repas avec consommation de produits lactés et dérivés, le temps qui doit s'écouler entre ces deux consommations varie de quelques heures suivant les traditions locales.


Conséquences pratiques


Produits manufacturés

Les produits manufacturés ne sont cachers que s'ils ont été fabriqués sous contrôle permettant d'assurer que toutes les règles ont été respectées. Ce contrôle entraîne un surcoût qui explique le prix élevé des produits cachers. Les juifs orthodoxes appliquent des principes que le vocabulaire actuel nomme « principe de précaution » et « traçabilité » : tout produit qui n'est pas explicitement contrôlé pendant toutes ses phases de production est refusé.

Les deux principes ci-dessus s'appliquent en particulier au vin. Le vin cacher n'est pas différent du vin ordinaire, mais la Bible interdit la consommation du vin qui aurait été élaboré pour le culte des idoles. Le vin cacher est donc fabriqué sans intervention de non-juifs dans la chaîne de production. Ce point ne concerne que le vin et non pas les alcools produits à partir d'autres éléments tels que vodka, whisky, etc.

Aux États-Unis, les associations religieuses ont créé des labels (U entouré d'un cercle est le plus courant, mais il en existe plusieurs dizaines) pour garantir le contrôle. Dans certains États à forte population juive, le label casher est devenu une marque déposée.

En France, le Consistoire, l'autorité juive créée par Napoléon Ier et reconnue par le Ministère de l'intérieur, publie chaque année une liste de produits contrôlés et appose son label dans les magasins et commerces sous sa surveillance.

En Israël, la mention « cacher » est apposée sur les produits contrôlés par les autorités rabbiniques reconnues.


Justification de la cacheroute

La Bible ne fournit aucune justification aux lois de la cacheroute. Certains commentateurs ont essayé d'y trouver des motivations d'hygiène alimentaire ou de défense des animaux.

Une explication parfois donnée pour ces règles serait le fait que dans le judaïsme, toute vie est importante, y compris la vie animale. Les règles de cacheroute sont justement très restrictives au niveau de la consommation et de la préparation de la viande, contrairement aux végétaux où l'on ne trouve quasiment aucune restriction (c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles Israël est l'un des pays où il y a le plus de végétariens). Toutefois, cette explication semble curieuse dans la mesure où l'on ne comprend pas bien pourquoi la vie de certains animaux serait moins précieuse que celle d'autres.

Des raisons hygiéniques ont souvent été invoquées pour expliquer l'origine de ces pratiques. Il n'a cependant pas été possible de démontrer cette assertion. Certains peuples, sous des latitudes élevées, consomment la viande de porc (pilier de l'économie alimentaire en Chine), qui n'est pas un ruminant, et donc non autorisé par le cacheroute, sans inconvénient constatable.

A contrario, les contraintes de la cacheroute ont eu pour effet de souder une communauté religieuse dispersée autour du Bassin méditerranéen et en Europe centrale pendant plus de 1 500 ans et aujourd'hui sur les cinq continents, tout en l'isolant de son environnement ethnique, ce qui a empêché qu'elle se dilue au fil de l'Histoire.

Il est important de noter que la cacheroute a un niveau de priorité inférieur à celui d'un autre commandement : la préservation de la vie. Si le respect de la cacheroute risque d'entraîner la mort, c'est la préservation de la vie qui doit l'emporter. En période de famine, le respect de la cacheroute peut donc être suspendu. Les rabbins avaient ainsi autorisé la consommation du porc dans le ghetto de Varsovie parce que le manque de nourriture y mettait les personnes en danger de mort.


Qui maintient la Cacheroute ?

Il n'existe pas d'autorité Centrale chargée du respect d'un "dogme" : ce sont normalement les rabbins qui en sont chargés.


En France, ce sont les consistoires, structures collectives locales, et leurs rabbins, qui maintiennent l'esprit, et adaptent éventuellement le contenu de la Loi.

En France, l'accroissement visible du nombre de commerces « cacher » dans les grandes villes laisse à penser que la pratique n'est pas abandonnée. Pour beaucoup de juifs, même non-pratiquants, le fait de manger du porc reste un interdit majeur, considéré comme un renoncement total à une appartenance religieuse et culturelle.

Au XVIIe siècle, Sabbataï Tsevi, considéré comme un faux messie par les juifs, a modifié une partie de ces règles pour ses partisans, tout en gardant les principes fondamentaux.


suite sur : http://fr.wikipedia.org/wiki/Cacheroute
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MessageSujet: Re: Cacheroute   Jeu 06 Sep 2007, 11:58

Si D.ieu nous à interdit de manger certains aliments c'est qu'il y à une raison.
Sa volonté est que nous soyons un peuple kadosh, saint comme il est dit dans la Torah.
L'interdit n'est pas seulement un test pour voir si nous respectons sa volonté tel que le sacrifice d'Yitzkhak, il y a vraiment une notion de sainteté dans la manière dont nous mengeons.
En mengeant cacher, en faisant les berakhot apropriées pour les aliments eet en louant D.ieu à la fin du repas nous, nous dirigons vers la sainteté.
Les bénéfices nous les en ressentons immédiatement: notre âme change et à fortiori notre corps change lorsque nous mengeons correctement.
Nous commençons à percevoir mieut la chekhina, nous sommes plus prochent de D.ieu, nous sommes plus attirés par la Torah et les mitzvoths.
La cacheroute est importante car c'est d'abord une obligation de la Torah, ensuite c'est une des conditions pour se raprocher d'Hachem, pour mieut percevoir la sainteté.
Les gens qui mangent cacher le savent, ce message s'adresse donc à ceux qui suivent point la cacheroute.
Je ne veut pas faire une mini-conférence en expliquant en détail ce que je peut pas expliquer et qui seraient peut être une invention provenant de mon imagination.
Non je veut dire aux gens essayez et vous verrez.
Vous verrez aussi qu'au fur et à mesure vous, vous éloignerez comme un aimant de manière surnaturel des aliments interdits.
Pas seulement parce que votre conscience vous dit que c'est interdit mais parce que votre nefesh rouakh neshama ne pourras plus supporter la vue, l'deur et le gout de ces aliments. Vous serez éloignés mystiquement de ces aliments.
La cacheroute au niveau fait partie d'un ensemble qui ammene à la sainteté. On peut ressentir également en mettant des tefilines si elles sont cacher ou non. La différence c'est que des tefilines non-cacher ne détruisent pas le corps et l'âme (c'est plutot le fait de ne pas les metre qui sont un manque) comme le font les aliments non-cacher.

Si vous, vous attardez sur ce post je vous conseille de continuer sur ce cours sur la cacheroute si vous le désirez.
Il vous donneras des informations complémentaires et indispensables à ce que j'ai dit: http://www.leava.fr/cours-video.php?id=7
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